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L’Algérie est l’un des pays les plus riches du continent africain. Avec un produit intérieur brut (PIB) de 84,65 milliards de dollars en 2004, elle affiche un PIB par habitant de 2 620 dollars qui la place au 94e rang mondial. Le pays, qui possède de très importantes réserves de gaz naturel et figure parmi les principaux producteurs de pétrole au monde, a fondé son développement sur l’extraction, la production et l’exportation de ses ressources minières. Alors que la production d’hydrocarbures représente la quasi-totalité des exportations, 40 p. 100 du PIB et 60 p. 100 des recettes de l’État, la croissance économique algérienne — de 2,17 p. 100 en moyenne de 1990 à 2002 — est très fortement soumise aux fluctuations des prix des hydrocarbures.
Alimentée principalement par la hausse du prix des hydrocarbures de 1973 à 1980, cette croissance s’effondre à partir de 1986 avec la chute de 50 p. 100 des prix du baril de pétrole. La crise économique révèle la faillite du système d’industrialisation étatisée, axée sur les industries lourdes, censées entraîner l’ensemble de l’économie. En 1989, le gouvernement de Mouloud Hamrouche, sous la présidence de Chadli Bendjedid, lance un vaste programme de réformes visant à stabiliser l’économie et à ouvrir le pays à l’économie de marché. Les avancées accomplies, en dépit de l’opposition des caciques du FLN, marquent toutefois un coup d’arrêt sous l’effet de la guerre civile dans laquelle le pays plonge en 1992.
De 1994 à 1998, afin de résoudre le grave problème du poids de la dette extérieure, accentué par l’effondrement des cours du pétrole, l’Algérie applique une politique d’ajustement structurel dans le cadre d’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) et de programmes de rééchelonnement de la dette extérieure avec ses créanciers. Cette politique permet de redresser la plupart des indicateurs économiques. Le pays renoue notamment avec la croissance, à la faveur de la remontée des prix du pétrole et du gaz à la fin des années 1990. En décembre 2001, l’Algérie intensifie son insertion dans l’économie mondiale en concluant avec l’Union européenne (UE), son principal partenaire commercial, un accord d’association devant déboucher à terme sur une zone de libre-échange. Elle s’engage parallèlement à poursuivre ses réformes, notamment dans les domaines bancaire et fiscal, et à mettre en œuvre un vaste programme de privatisations visant le désengagement de l’État dans tous les secteurs. La diversification de l’économie est en outre en cours, le gouvernement algérien s’efforçant d’attirer les investissements intérieurs et étrangers dans le secteur industriel hors hydrocarbures.
Les mesures d’austérité mises en place depuis le milieu des années 1990 présentent cependant un coût social très élevé. Le pays est confronté à une augmentation de la pauvreté et son taux de chômage est l’un des plus élevés au monde : touchant près de 30 p. 100 de la population active au début des années 2000, il atteint environ 50 p. 100 chez les moins de 30 ans. L’État doit en outre faire face à une grave pénurie de logements — le taux d’occupation par unité est l’un des plus élevés au monde — et à de continuelles difficultés d’approvisionnement en eau.
Agriculture, forêts, pêche:
Défavorisée par un climat aride — les terres arables ne constituent que 3 p. 100 du territoire —, l’agriculture souffre de la dégradation des sols et de la faiblesse de l’irrigation. Elle a en outre été délaissée dans les années 1960 en faveur de l’industrie. Les diverses politiques dirigistes mises en place ont abouti à une baisse de la productivité et, par conséquent, à la hausse de la dépendance alimentaire. Aujourd’hui, le secteur primaire emploie environ 26 p. 100 de la population active et représente 8,6 p. 100 du PIB (2000). La faible productivité (par exemple pour le blé, 794 kg/ha, contre 6 676 kg/ha en France) rend l’importation de denrées alimentaires nécessaire — seuls 25 p. 100 des besoins alimentaires sont couverts par la production nationale. La balance agricole est régulièrement déficitaire. Des efforts sont néanmoins entrepris pour améliorer les performances, notamment en libéralisant le secteur agricole et en subventionnant les pratiques d’irrigation dans le Sud.
Les principales cultures sont les céréales, qui occupent 35 p. 100 des terres arables, notamment le blé (2,60 millions de tonnes en 2005) et l’orge (1 314 000 tonnes). Les autres productions agricoles importantes incluent la pomme de terre, la vigne, les agrumes, les olives et les dattes. L’élevage constitue un secteur actif et dynamique. En 2001, le cheptel se compose d’environ 18,7 millions d’ovins (14e rang mondial), 3,2 millions de caprins, 1,6 million de bovins et de 125 million de volailles.
En 2005, les forêts couvrent 1 p. 100 de la superficie du pays. D’importants projets de reboisement ont été entrepris dans les années 1970. Les coupes restent modestes : 7,6 millions de m3 en 2004. La pêche est un secteur actif : en 2001, les prises représentaient 100 281 tonnes de poissons (sardines, anchois, thons et fruits de mer).
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Forêt de Chréa en hiver |
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