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Le Sahara algérien s’oppose par tout un ensemble de caractères à l’Algérie maghrébine. Du point de vue de la structure géologique, il appartient au vieux socle africain ; ce socle de roches précambriennes a été nivelé au cours des millénaires, et la mer recouvrait une grande partie du Sahara dès la fin du précambrien, au secondaire et encore au tertiaire. |

Massif du Hoggar (Algérie) |
Ces transgressions marines expliquent en partie l’aspect du Sahara ; le socle cristallin n’affleure que dans les massifs montagneux comme le Hoggar ou l’Atakor, la mer ayant déposé sur presque tout le socle un lourd manteau de sédiments : schistes et grès du primaire, calcaires, grès et argiles au secondaire, sédiments néogènes dans le nord, arrachés à l’Atlas au tertiaire.Conséquences de cette formation, trois types de paysage dominent : les hamadas, plateaux de dalles rocheuses ; les regs, grandes étendues de graviers et de cailloux ; les ergs, immenses étendues de dunes de sables nés de l’érosion et accumulés par les vents. L’épaisseur des sédiments a permis la formation des structures pétrolifères qui font de la région un pôle économique stratégique. Cette histoire géologique complexe explique l’altitude généralement basse du Sahara (moins de 500 m en moyenne) : le Grand Erg oriental et le Grand Erg occidental se composent d’immenses dunes de sable et de zones pierreuses ; au sud du plateau du Tademaït (762 m), immense hamada de dalles rocheuses, on trouve le plateau gréseux du tassili des Ajjer et enfin, le massif du Hoggar, où culmine le mont Tahat (3 003 m), le point le plus élevé du pays. |
Climat:
Au nord, le climat est typiquement méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, les hivers doux et humides (400 mm à 1 000 mm de pluie par an). Les températures moyennes (25 °C en août et 12 °C en janvier à Alger) varient en fonction de l’altitude. En été, le sirocco, un vent extrêmement chaud et sec, souffle du Sahara. Sur les Hauts Plateaux et dans l’Atlas saharien, les précipitations sont peu abondantes (200 mm à 400 mm par an). Dans le Sahara, elles sont inférieures à 130 mm par an. L’amplitude thermique y est très importante (de 49 °C le jour à moins de 10 °C la nuit). L’aridité du climat est accentuée par des vents de sable parfois très violents (simoun). |
Faune et flore:
Les sols du nord de l’Algérie souffrent depuis plusieurs siècles des pratiques de cultures intensives, du déboisement et du surpâturage. La forêt reste encore vivace dans certaines parties du Tell et de l’Atlas saharien. Les principales essences y sont les pins, les cèdres de l’Atlas et plusieurs variétés de chênes, dont le chêne-liège. Les versants inférieurs sont dénudés ou recouverts de garrigue (genévriers et arbustes divers). La région des Hauts Plateaux est une zone de steppe semi-aride où poussent notamment l’alfa (graminée), herbe également appelée Spart et pouvant servir à la fabrication de cordages ou d'espadrilles, ainsi que des herbes propices au pâturage. L'atlas saharien est quant à lui planté de cyprès, de térébinthes, de palmiers et d'arbousiers. Enfin, dans le Sahara poussent principalement des acacias mélangés par endroit à des oliviers sauvages.
Le Sud algérien, grandement désertique, abrite une faune composée pour l'essentiel de gazelles, gerboises, chats des sables, guépards, porcs-épics et lézards. Sur les hauteurs, dans les escarpements du Hoggar, on peut rencontrer le mouflon à manchette. Au Nord du pays, les campagnes sont peuplées de hyènes rayées, de renards, de belettes, de chats sauvages, de lièvres, de chacals et de sangliers. Le singe macaque préfère quant à lui les zones forestières. En hiver, l'Algérie devient la terre d'accueil de certains oiseaux migrateurs, dont les cigognes. Enfin, l’animal le plus populaire en Algérie reste le dromadaire, localement appelé chameau (ou méhari).
Sources:
1) Encarta Etudes 2007.
2) Internet
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Rouge-gorge |
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Dromadaire |
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Fleur de désert |
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Cedre (Tikdjda - Algérie) |
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