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Vie politique: La Charte nationale promulguée en 1976 fait de l’Algérie une république démocratique et populaire, reposant sur un régime présidentiel. Cette Constitution institue le Front de libération nationale (FLN) comme parti unique, alors que celui-ci domine de fait le paysage politique national depuis l’indépendance, en 1962. Au lendemain de la guerre d’Algérie, le parti qui a mené la longue guerre d’indépendance algérienne jouit en effet d’une légitimité, intérieure autant qu’extérieure, incarnée par les « héros de l’indépendance ». Il monopolise la représentation nationale et contrôle l’ensemble des rouages du pouvoir.
Pouvoir exécutif:
Le pouvoir exécutif appartient au président de la République, élu au suffrage universel (à partir de 18 ans) pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Chef suprême de toutes les forces armées et responsable de la Défense, le président de la République arrête et conduit la politique extérieure de la nation. Il nomme un Premier ministre à la tête du gouvernement, puis les membres du gouvernement, sur proposition du Premier ministre. Conformément à la Constitution, le président peut s’appuyer sur deux institutions consultatives, un Haut Conseil islamique et un Haut Conseil de sécurité.
Pouvoir législatif:
Le pouvoir législatif repose sur un système bicaméral constitué d’une Chambre haute, le Conseil de la nation, et d’une Chambre basse, l’Assemblée populaire nationale. Le Conseil de la nation est composé de 144 membres, dont un tiers est désigné par le président de la République ; les autres 96 membres sont élus au suffrage indirect. Le mandat des membres du Conseil, renouvelable par moitié tous les trois ans, est de six ans. L’Assemblée populaire nationale est composée de 389 membres élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans.
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