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Vie politique:

La Charte nationale promulguée en 1976 fait de l’Algérie une république démocratique et populaire, reposant sur un régime présidentiel. Cette Constitution institue le Front de libération nationale (FLN) comme parti unique, alors que celui-ci domine de fait le paysage politique national depuis l’indépendance, en 1962. Au lendemain de la guerre d’Algérie, le parti qui a mené la longue guerre d’indépendance algérienne jouit en effet d’une légitimité, intérieure autant qu’extérieure, incarnée par les « héros de l’indépendance ». Il monopolise la représentation nationale et contrôle l’ensemble des rouages du pouvoir.
La révision de la Constitution opérée en 1989 abolit les références au socialisme et la notion de parti unique, et introduit le multipartisme. Elle établit aussi la séparation des pouvoirs et limite le rôle de l’armée. La transition démocratique est toutefois interrompue dès les élections législatives de décembre 1991, qui consacrent au premier tour l’avancée écrasante du Front islamique du salut (FIS), parti confessionnel militant pour la création d’un État islamique. Après un coup d’État militaire, le second tour des élections est annulé par le Haut Conseil de sécurité (HCS) tandis que l’Assemblée populaire nationale (parlement) est suspendue. Un Haut Comité d’État (HCE) est créé en janvier, qui instaure l’état d’urgence et dissout le FIS. L’Algérie, qui plonge dans une guerre civile sanglante à la suite de la répression anti-islamique, est gouvernée de 1992 à 1994 par le HCE. La nomination par le HCE de Liamine Zéroual comme président par intérim (janvier 1994) est suivie de son élection, contestée, en novembre 1995. En novembre 1996, une réforme constitutionnelle, approuvée par référendum, interdit les partis religieux, linguistiques et régionalistes, consacre l’islam comme religion d’État, renforce le pouvoir présidentiel et crée également un système législatif bicaméral (chambre basse et chambre haute). En 1999, Abdelaziz Bouteflika est élu à la présidence de l’Algérie avec le soutien de l’armée. Il est réélu en 2004 pour un second mandat.

 

Pouvoir exécutif:

 

Le pouvoir exécutif appartient au président de la République, élu au suffrage universel (à partir de 18 ans) pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Chef suprême de toutes les forces armées et responsable de la Défense, le président de la République arrête et conduit la politique extérieure de la nation. Il nomme un Premier ministre à la tête du gouvernement, puis les membres du gouvernement, sur proposition du Premier ministre. Conformément à la Constitution, le président peut s’appuyer sur deux institutions consultatives, un Haut Conseil islamique et un Haut Conseil de sécurité.

 

Pouvoir législatif:

 

Le pouvoir législatif repose sur un système bicaméral constitué d’une Chambre haute, le Conseil de la nation, et d’une Chambre basse, l’Assemblée populaire nationale. Le Conseil de la nation est composé de 144 membres, dont un tiers est désigné par le président de la République ; les autres 96 membres sont élus au suffrage indirect. Le mandat des membres du Conseil, renouvelable par moitié tous les trois ans, est de six ans. L’Assemblée populaire nationale est composée de 389 membres élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans.

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