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Partis politiques:
Les deux principaux partis au pouvoir en Algérie sont le Front de libération national (FLN), l’ancien parti unique qui domine le paysage politique algérien depuis l’indépendance, et le Rassemblement national démocratique (RND), créé quatre mois avant les élections législatives de juin 1997 pour soutenir le président Liamine Zéroual. Les élections législatives de juin 2002, auxquelles ont participé 23 partis, ont signé le retour en force du FLN d’Ali Benflis, qui détient la majorité absolue avec 199 sièges, et le très net recul du RND, conduit par Ahmed Ouyahia, qui a vu son nombre de sièges chuter de 155 à 47 entre les élections de 1997 et celles de 2002 — le RND dispose cependant d’une forte majorité au Conseil de la nation.
Alors que le Front islamique du salut (FIS) est interdit depuis mars 1992, le pouvoir algérien tolère un certain nombre de partis islamistes agréés ; tandis que les mouvements islamistes proches du pouvoir sont en perte de vitesse — le mouvement Ennahda (« Renaissance ») de Lahbib Adami est passé de 34 sièges dans la précédente législature à un seul à l’issue des élections de 2002, et le Mouvement de la société de la paix (MSP) de Abou Djoura Sultani, de 69 à 38 —, le mouvement Islah (Mouvement de la réforme nationale, MRN) d’Abdallah Djaballah, détient désormais 43 sièges à l’Assemblée. Les principaux partis d’opposition laïcs face au FLN sont le Front des forces socialistes (FFS) d’Hocine Aït Ahmed et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) de Saïd Saadi. Ces deux partis kabyles, qui disposaient chacun de 19 sièges dans la précédente Assemblée, ont boycotté le scrutin en raison de la crise insurrectionnelle qui agite la Kabylie depuis le printemps 2001. Parmi les autres partis qui composent le paysage politique algérien et qui sont représentés à l’Assemblée, figurent le Parti des travailleurs (PT) de Louisa Hanoune (21 sièges) et le Front national algérien (FNA, 8 sièges).
Défense nationale:
En 2004, les forces armées algériennes regroupaient 120 000 hommes dans l’armée de terre, 10 000 dans l’aviation, 7 500 dans la marine. L’État a consacré 3,4 p. 100 du produit intérieur brut (PIB) aux dépenses de la Défense nationale.
Langues et religions:
| L’arabe est la langue officielle de l’Algérie. Environ 80 p. 100 de la population est arabophone, et parle majoritairement l’arabe algérien, une variante dialectale de l’arabe. Par ailleurs, environ 6 millions d’Algériens, regroupés principalement en Kabylie, parlent l’une des variantes du berbère (en particulier le tamazight). Le français, longtemps enseigné dès l’école primaire, est lu et parlé par de nombreux Algériens. Il a cependant été supprimé dans l’enseignement secondaire en 1989, avec la disparition du baccalauréat bilingue arabe-français. Née de la volonté d’en finir avec la langue colonisatrice, l’arabisation a pris une tournure autoritaire au début des années 1990. |

Mosquée de Ketchaoua - Alger |
La première loi de généralisation de l’arabe date de 1991. Elle stipule que tous les actes officiels doivent être rédigés en arabe. Ce vote ayant provoqué de violentes manifestations à Alger en faveur de la défense du berbère, son adoption est reportée sur l’initiative de Mohamed Boudiaf. La nouvelle Constitution de 1996 confirme l’arabe comme seule langue nationale et officielle, mais reconnaît l’amazighité (l’identité berbère) comme l’une des trois composantes fondamentales de l’identité nationale, à côté de l’arabité et de l’islamité. Une nouvelle loi est votée la même année, en faveur de la généralisation de l’utilisation de l’arabe, qui touche les secteurs où le français est encore la langue de travail majoritaire (la vie économique et l’enseignement supérieur notamment). La bataille de l’arabisation est cependant loin d’être gagnée et, en 2002, face aux revendications des berbérophones, le berbère accède au statut de langue nationale par un amendement de la Constitution.
La Charte nationale de 1976 a proclamé l’islam religion d’État. 99 p. 100 des Algériens sont musulmans, pour la plupart de rite malékite. Il y a environ 365 000 Algériens de confession chrétienne dont 85 p. 100 sont des protestants évangéliques. Il existe aussi une communauté juive qui compte approximativement 500 personnes, qui habitent à Constantine, Tlemcen ou encore Blida.
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